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 Prénom  Mathieu  Nom  
 Age  30  Minimessages  Envoyer un message
 But du voyage  Tourisme  Durée du séjour  ...
 Date de départ  18/11/2008   Note: 4,9/5 - 9 vote(s).
 Description : Voyage, voyage...

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 Localisation : Australie
 Date du message : 14/01/2009
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 Premiers fruito dollars

Bonjour

Déjà quatre jours depuis mon dernier message. Et trop de choses à raconter !!

C'est sans doute parce que ces journées ont été remplies d'événements inédits !

Voici une petite synthèse :

Tout d'abord, le travail.

Déjà trois jours. Ok, le fruit picking (Ramassage de fruit), c'est pas évident. C'est assez dur physiquement et plutôt éreintant.

Le matin, on ramasse des abricots, de 7h jusqu'à midi. Il fait très vite chaud. Mais ça va. Les arbres sont hauts et il y a de l'ombre. Le premier jour, on ramassait en restant par terre, avec un panier sur le ventre porté par des sangles. Le deuxième, le producteur nous a fait utiliser des élévateurs. Je vous met quelques photos. C'est assez marrant. On peu avancer, tourner et monter/descendre. Il y a un peu de réflexion à faire pour calculer la meilleur approche de l'arbre !

On rempli des sceaux. Le fermier nous paie en fonction du nombre de sceaux ramassés : 2.5 dollars l'un. Le premier jour, j'en ai fait 40. Pas trop mal pour 5h de boulot. J'ai gardé cette moyenne les deux jours suivants.

L'après midi, on vide de clayettes pleines de demi abricot séchés dans de grands bacs en plastique. Il y a un petit contrôle pour enlever les pourris et les talés. Le fermier vend ensuite ces bacs au grossiste (Moins de 10$ le kg). On peut les acheter dans le commerce sous forme de sachets d'abricots séchés (Environ 20$ le kg). J'ai pris quelques photos de l'exploitation. Pour le paiement de l'après midi, le producteur est resté approximatif. Entre 10 et 16 $ les 26 clayettes à vider.

C'est une petite exploitation familiale. On est les seuls embauchés. Les autres travailleurs sont les enfants des voisins. C'est assez sympa. L'exploitant pense nous garder jusqu'à la fin de la saison, c'est à dire fin janvier. Après, on a peut être déjà trouvé une autre ferme. Comme on a pas mal cherché pendant une semaine, on a quelques contacts avec des fermiers qui vont commencer leur récolte dans une dizaine de jours. L'un d'entre eux nous a déjà relancé !

Voilà pour le boulot. On travail six jours par semaine. Je pense que cela va être dur physiquement, Mais cela vaut le coup financièrement parlant. Je dois essayer de tenir ce genre de rythme au moins deux mois, jusqu'à ce que Pierre et Julien arrivent !

Au niveau ambiance, c'est pas toujours le top avec mon binôme. Je me demande de temps en temps pourquoi je me suis embarqué dans une telle aventure avec lui. Il est bien sympa, c'est vrai, mais par moment, je le trouve quand même un peu borné et têtu.

Quelques moments forts :

  • J'ai déjà écrit qu'il préférait mettre de l'essence quand la réservé était vide, quitte à payer l'essence plus chère. Ce n'est pas grave, du moment que la réserve est proche de la fin. Quand je lui demande des explications, c'est comme ça...

  • C'est pareil pour les pleins phares. On est allé une nuit dans un NP. Tout le trajet, et sur la route après, il est resté avec les feux de route... Alors qu'on était sur des chemine de terre et que n'importe quoi pouvait débouler devant (Kangourou, wombat, lapin, koala...). Quand je lui demande pourquoi, la réponse est : Parce que, cela me plait mieux comme cela...

  • Dans le même genre, on utilise un douche solaire (Un sac noir). On stocke l'eau dans un grand jerricane dans la voiture. Le soir, l'eau est chaude (Ça monte facilement dans les 35-40° dans le van l'après midi). Je suggère que l'on récupère cette eau pour la mettre dans la douche solaire et avoir plus rapidement de l'eau chaude. Il aurait plutôt tendance à la jeter, et remettre de l'eau froide à la place. J'ai abandonné le pourquoi.

  • Il a pas le sens de l'orientation, et je le reprend souvent pour lui indiquer la route.

  • Il rajoute pleins de mots dans ces phrase (Il y en a dès qui..., C'est où qu'on va prendre...). C'est pas très français... (Pierre, tu dis que mes fautes d'orthographe t'énervent... Mais alors là, dans quel état serais-tu ?!)

  • Il ne dis jamais merci. Ça m 'énerve, parce que sans mon anglais boiteux, je pense que sa recherche de travail aurait été complètement différente. Mais pour cela, il ne m'a jamais rien dit. J'ai pourtant essayé de le remercier au début suite à sa proposition de faire la recherche ensemble, mais aucun retour... Et jamais un merci non plus quand il me demande un truc et que je lui donne...

  • Il ne prend pas trop soin de mes affaires. Grâce à lui, j'ai deux pages de mon Lonely Planet collées à vie (Et oui, à vie Madame...) au dentifrice. Je vous assure, si jamais vous voulez faire du collage un jour, et que vous n'avez que ça, je vous certifie que cela marche...

Certaines fois, il ne semble pas vouloir profiter de petites choses ou astuces qui permettent de mieux vivre. Il y a plein de petit trucs qui facilitent la vies lorsque que l'on essaie de raisonner 5 minutes. Il préfère tout prendre de front plutôt que d'essayer de réfléchir un peu.

Mais, je suis aussi un peu bête. Je me suis encore rendu dépendant de quelqu'un pour le transport et tant que je n'aurai pas de voiture, cela ne va pas s'arranger.

Enfin...

Dimanche, on a rencontré un hollandais dans le camping. Il parle super bien anglais. Le caretaker m'a suggéré de l'associer à notre recherche de travail car le fait d'avoir quelqu'un qui maîtrise la langue pourrait nous être très favorable. Je suis tout a fait d'accord. Et bah mon binôme, non. Il ne voit pas pourquoi on devrait faire profiter une semaine de recherche de travail à un type que l'on vient de croiser. Je rétorque « Mais on se démène pour trouver du travail, si le fait d'être avec lui peut nous faciliter l'embauche, c'est évident qu'il faut le faire ». « Non »... « Pourquoi »... « Parce que »...

J'abandonne...

A propos, de la voiture. Les nouvelles sont fraîches. Alice, la propriétaire, m'a dis que je pourrai en disposer vraisemblablement milieu de le semaine prochaine.

Sinon, la vie ici s'installe. On dors dans le van. On s'est donc fait ami avec le Hollandais du camping, Arne, 19 ans. Il aura d'ailleurs fini par trouver du travail avec un numéro obtenu lors de nos recherches. C'est super cool.

On a rencontré également deux autres français dans la même situation que nous il y a peu (En recherche d'emploi). Mais ils préfèrent dormir dans le NP plutôt que dans le camping gratuit. Peut être les verrons nous débarquer prochainement ici.

Ici d'ailleurs, c'est le free camping de Berri. On y passe toutes nos nuits. Comme on connaît les caretaker, cela se passe bien. C'est assez tranquille.

Dimanche soir, j'ai vu mon premier possum en Australie. C'est un espèce d'énorme écureuil qui vit dans les arbre et que l'on ne voit que la nuit dans les parcs et forets. C'est très courant ici.

Voilà pour les nouvelles.

Le temps est très chaud et plutôt sec. Je transpire pas mal. Il y a pas grand chose à faire ici. De toute façon, le travail ne me laisse pas trop de place pour le reste. Je n'ai d'ailleurs pas trop le temps de mettre mon carnet à jour.

Depuis le début de la semaine, je me rend souvent à l'armée du salut pour acheter des vielles affaire pour le picking. J'étais pas vraiment équipé. Mais c'est assez facile de s'adapter.

J'espère que tout va bien pour vous.

+++




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Loxton
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